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Glossaire

TMA d’un site web : définition et ce que couvre le contrat

La TMA, ou tierce maintenance applicative, confie le suivi d’un site à un prestataire. Ce qu’elle couvre, ses limites et les points à vérifier au contrat.

, CTO de Klickbee Publié le , 2 min de lecture

En bref. La TMA, ou tierce maintenance applicative, consiste à confier à un prestataire le suivi d’un site ou d’une application : correction des anomalies, mises à jour, petites évolutions. Elle prend le relais de la garantie après la mise en ligne. Elle n’est utile que si le contrat précise ce qu’elle couvre, les délais et le budget.

Le terme vient du monde des logiciels d’entreprise, et on le retrouve aujourd’hui dans de nombreux devis de sites. Il recouvre des réalités très variables : d’un simple forfait de mises à jour à un véritable suivi par une équipe technique.

Que couvre une TMA ?

On distingue généralement trois types de travaux :

  • La maintenance corrective : réparer ce qui ne fonctionne plus, comme un formulaire cassé ;
  • La maintenance préventive : mises à jour de sécurité, sauvegardes, surveillance ;
  • La maintenance évolutive : petits ajouts, comme un nouveau bloc ou un nouveau gabarit.

La dernière catégorie est souvent la source de malentendus. Une « petite évolution » pour vous peut être un projet pour votre prestataire. Le contrat doit donc la définir, souvent sous la forme d’un nombre d’heures par mois.

Quelle différence avec la garantie ?

La garantie couvre les défauts du travail livré, constatés après la recette du site, et elle est normalement déjà incluse dans le prix. La TMA est un service payant, en général dans la durée. Ne payez pas en TMA la correction d’un défaut qui relève encore de la garantie.

Que vérifier dans le contrat ?

Avant de signer, demandez des réponses écrites sur ces points :

  1. Quels travaux sont inclus, et combien d’heures par mois ?
  2. Quels sont les délais de prise en charge, y compris en cas de panne bloquante ?
  3. Que deviennent les heures non utilisées ?
  4. Où sont stockées les sauvegardes, et une restauration a-t-elle été testée ?
  5. Comment résilier, avec quel préavis et quels éléments remis ?

Le dernier point rejoint la question de la propriété de votre site : une maintenance ne doit pas devenir une dépendance. Comparez ensuite ces réponses à la ligne « après la mise en ligne » de votre devis.

Comment savoir si vous en avez besoin ?

Posez-vous deux questions. Combien vous coûterait une journée de panne, en ventes ou en demandes perdues ? Et à quelle fréquence le site doit-il évoluer ? Si la réponse est « peu » dans les deux cas, un entretien ponctuel et une sauvegarde automatique peuvent suffire. Si le site génère des ventes en continu, un suivi avec des délais de prise en charge écrits devient une protection raisonnable.

Le type de technologie compte aussi : un site avec beaucoup d’extensions demande davantage de mises à jour qu’un site statique. Faites préciser au prestataire ce que ce suivi changera concrètement pour votre site, et non pour ses clients en général.

FAQ

Questions fréquentes

La TMA est-elle obligatoire ?

Non. Un petit site peut se contenter de mises à jour ponctuelles, à condition que quelqu’un en soit clairement responsable. La TMA se justifie quand une panne coûte cher ou que le site évolue souvent.

Peut-on changer de prestataire de TMA ?

Oui, si vous détenez le code, les accès et une documentation. Prévoyez dans le contrat une période de passation et la remise de tous les éléments à la fin de la mission.